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RAJGIR JAIN en TONGA (13.09.2009).


RAJGIR JAÏN en TONGA




Rajgir est un lieu de pèlerinage important pour les Jaïns.

Mahavira, le dernier des tirthankars, organisateur du jaïnisme, a séjourné pendant 14 retraites, à la saison des pluies, dans les environs.
Il avait de riches soutiens à Rajagriha (Rajgir).


C'est au sommet de la colline Vipulachal, que Mahavira présente son premier sermon. Le temple Samvasran commémore cet évènement.
Rajgir est aussi le lieu de naissance du XXe tirthankar, Munisuvrath Nath.


La littérature jaïne et bouddhiste décrit Rajgir comme une ville sainte, peuplée et prospère, d'une indicible beauté.

Un disciple du Bouddha, Ananda, considère que seul ce lieu est assez beau pour que son maître y atteigne le nirvana...



Sur les lignes de crêtes autour de Rajgir, au sommet de cinq collines, 26 temples jaïns sont perchés...

Alors que je parcoure en tonga la région avec Fuka, mon amie japonaise, je regrette de n'avoir pas une semaine pour randonner à pied dans ces collines.
La tonga est une légère cariole tirée par un cheval.


Nous avons quand même visité plusieurs temples jaïns plus accessibles.
 À quelques minutes de la gare routière, un temple de pierres rouges possède des entrées de marbre blanc. On y trouve trois temples :


Le temple swetambara Munisuvrat, dont la porte est décorée de 14 médaillons colorés : lion, éléphant, b
œuf, banière, navire...
Chaque porche est orné de belles sculptures blanches : danseuses lascives, musiciennes, femme au miroir...
À l'intérieur, belle coupole au plafond. Sur les murs, peintures de paysages. Ma préférée figure sept collines autour de Rajgir avec des temples jaïns à chaque sommet. Une autre détaille les quartiers de la ville.

Le temple d'or de Mahavira est construit sous le précédent.
 L'intérieur est d'une grande richesse décorative. Cela étincelle d'écailles d'or, d'argent, ou de couleurs vives... Les photos sont interdites.
Le troisième temple est niché au fond d'une cour, se limite à trois niches ayant une statue.


Reprenant la tonga, nous visitons un temple birman, une petite acropole, avant d'arriver à un très vaste domaine jaïn.
Situé au pied des collines Vaibhagiri, c'est un ashram jaïn, le pays de Mahavira :Virayatna.
Il contient six grandes guesthouses !
La librairie est intéressante, mais je ne trouve rien en français.


Le Brahmi Kala Mandira est un musée représentant la vie de Mahavira en détail.
Imaginez des maisons de poupées grossies trente fois ! 
À l'intérieur, on regarde des scénettes de la vie de Mahavira. 
Chacune a son décor soigné, ses multiples personnages... 
Les visiteuses doivent se régaler de ce genre de reconstitutions minutieuses !


Vers 11h, la tonga nous mène a un temple japonais moderne.
Après un bain dans une source chaude et un déjeuner rapide, suivi d'un passage dans un temple birman, nous arrivons vaille que vaille à des grottes.
En effet, la route descend et le cheval peine pour ne pas déraper sur le bitume.


Ce sont deux grottes jaïnes, dites Son Bhandar.
La grotte ouest contient de courtes épigraphes en mauvais état. Une sculpture de pierre noire montre un tirthankar sur ses quatre faces.
La grotte orientale compte six petites figures de tirthankars gravées en relief. Elles représentent Padmaprabha, Parsvanatha (23e) et Mahavira (24e).

Un guide improvisé jargonne pour nous soutirer autant de roupies que possible...


Ensuite cela se gâte.
Quand la pente devient forte, le cheval recommence à chalouper dans ses brancards...
Le conducteur s'impatiente et le fouette copieusement.
Nous prenons de la vitesse, je m'accroche à un montant.
Comment allons-nous nous arrêter ?

Nous fonçons au petit bonheur la chance...
Quand arrivent en face deux garcons à vélo. Ils paniquent, zigzaguent... et les deux vélos chutent bruyamment au milieu de la route...
Le cheval s'effraie, se jette sur le côté, pour les éviter, et nous basculons dans le fossé !
Notre cocher hurle, Fuka et moi sommes projetés hors de la tonga !
Et le cheval se retrouve coincé sous la cariole...

Personne n'est blessé.
Mais le cheval gigote, incapable de s'extraire, bloqué sous la charette...
Quelle pitié...
Le conducteur insulte les cyclistes et son cheval !
Avec deux passants, j'aide à délivrer le malheureux.


Je réclame une pause pour notre cheval.
Impossible ! Le cocher veut repartir immédiatement.
Du coup, cette promenade en tonga se voile d'amertume.



Lionel Bonhouvrier.

 



Publié le 18/09/2009 à 11:18, dans B. RAJGIR JAIN en TONGA, Rājgīr
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